Dossier : Économie et climat au programme d’un sommet UE-Chine

30 11 2009

Sommet Union Européenne-Chine ce lundi à Nankin. Après la première tournée chinoise de Barack Obama la semaine dernière, c’est au tour de l’Europe de dialoguer avec le géant chinois. Pékin souhaite que les deux parties fixent un plan général de dialogue et de coopération dans plusieurs domaines et montrent au monde leur coopération sur les questions qui touchent la planète. L’Europe étant le premier partenaire commercial de la Chine, la coopération s’annonce avant tout économique. Mais pas seulement : les sujets et les enjeux sont nombreux pour ce 13e sommet UE – Chine comme nous l’explique Philippe Hugon, professeur à l’université Paris X Nanterre et directeur de recherches à l’Iris.





Benoît XVI prêt à discuter de la question du ministère de Pierre en s’inspirant du modèle du premier millénaire

30 11 2009

Le Pape aborde la question du ministère de Pierre sans détours dans une lettre remise ce lundi 30 novembre au Patriarche de Constantinople, Bartholoméos Ier. Le Pape souhaite que soit trouvé un modèle permettant à l’Évêque de Rome d’exercer un ministère reconnu par tous les chrétiens, une idée qui était déjà exprimée dans l’encyclique de Jean-Paul II « Ut unum sint ». Le Pape renouvelle cette proposition dans son message adressé à l’occasion de la fête de saint André, patron du patriarcat œcuménique de Constantinople. Comme chaque année à la même date, une délégation du Saint-Siège s’est rendue en Turquie pour participer aux festivités. Elle est emmenée par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens qui a remis au Patriarche le message de Benoît XVI.





Laval redécouvre la Parole de Dieu à travers saint Luc

28 11 2009
Avec le 1er dimanche de l’Avent s’ouvre une nouvelle année liturgique, l’année C, centrée sur l’Evangile de Saint Luc. C’est précisément pour le dimanche de l’Avent que le diocèse de Laval lance une initiative originale, en distribuant gratuitement des exemplaires de l’Evangile de Luc et des Actes des Apôtres, illustrés par 15 œuvres d’art. Un Jésus mal connu, une invitation pour les chrétiens à partager la lecture de l’Evangile selon Saint Luc, tels sont les raisons principales qui ont conduit le diocèse de Laval à distribuer 20 000 exemplaires de l’Evangile de Luc et des Actes des Apôtres. Donner ce livre à quelqu’un de son  diocèse, un voisin, un ami, un membre de sa famille permet d’entamer un dialogue sur fond d’une recherche commune pour orienter sa vie.  « Ce projet s’enracine dans le synode des évêques d’octobre 2008 à Rome qui avait pour thème ‘La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église’, explique Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval. Il s’agit de remettre la Parole de Dieu au centre de nos communautés chrétiennes, et de favoriser la rencontre du Christ, qui est présent dans l’Eucharistie et dans l’Ecriture. C’est l’expérience de la première communauté chrétienne (Ac 2,42) ».

Contempler le visage du Christ
A la suite de ce synode, les évêques français se sont penchés sur la question de la visibilité de l’Eglise, l’indifférence religieuse et l’évangélisation, question qui a fait l’objet d’une communication spécifique lors de la dernière assemblée plénière. des évêques par Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême. « Depuis plusieurs années, nous redécouvrons l’importance de la Parole de Dieu, qui nourrit la foi des chrétiens. Cette distribution de l’Evangile de Luc doit nous permettre de redécouvrir la force missionnaire et évangélisatrice de la Parole de Dieu », précise Mgr Scherrer.,Dès dimanche, lors de la messe de l’Avent, chaque chrétien recevra deux exemplaires de l’Evangile de Luc et des Actes des Apôtres : un pour lui-même et un à donner. Le diocèse est familier de ce genre d’initiatives : les années précédentes, des groupes se sont constitués pour lire les évangiles de Marc et Mathieu. « On en a vu la fécondité », tient à souligner Mgr Scherrer. Cette proposition de découverte de la Parole s’effectuera sur deux ans : la première année sera une contemplation du visage du Christ dans l’Evangile de Saint-Luc, la seconde permettra la contemplation du mystère de l’Eglise à travers les Actes des Apôtres.

Deux itinéraires de lecture
Cette année, des extraits de l’Evangile de Luc seront lus lors des messes dominicales. Afin de mieux comprendre cet évangile, caractérisé par sa façon de présenter Jésus comme le Messie plein de miséricorde, de tendresse et d’amour, deux itinéraires sont proposés aux lecteurs réunis en groupe.  Le premier, ‘Une promesse de vie’, permettra un cheminement aux personnes qui sont loin de l’Eglise, à travers huit rencontres. Il offrira un temps de pause afin d’échanger sur des expériences heureuses ou douloureuses, comme la naissance, le mariage, le deuil, la maladie, l’emprisonnement ou les conflits. Ces situations concrètes de la vie permettront d’entrer dans les Ecritures et d’y découvrir ainsi le message de l’Evangile : évoquer une naissance permet de découvrir l’Annonce à Marie (Luc 1, 26-38). Cette rencontre de lointaines expériences racontées dans l’Evangile trouvent une actualité étonnante quand elles sont lues à plusieurs, et deviennent inspirantes pour nos vies : comment affronter la maladie ? Se relever et espérer après le décès d’un être cher ? Trouver la force de renouer des liens familiaux rompus ? Se libérer d’une culpabilité qui ronge ? . Le second itinéraire, ‘Mettre ses pas dans ceux de Jésus’, s’adresse à ceux qui ont une connaissance de l’Evangile. Ce parcours permet d’approfondir le visage du Christ que Luc nous présente à travers six rencontres autour d’une lecture à haute voix, l’observation d’un court passage d’Evangile suivi d’un temps d’intériorisation, un échange sur la vie personnelle et communautaire d’aujourd’hui et un temps de prière. Ces parcours sont ouverts à toute personne qui, même sans se reconnaître chrétien, manifeste de la curiosité pour Jésus, sa vie et son message.

Changer les coeurs par la Parole
« La Parole a une force missionnaire extraordinaire, elle peut remettre debout des personnes qui ne se savaient plus aimées. Cette initiative permettra aux chrétiens mayennais de sortir de leurs églises pour annoncer l’Evangile autour d’eux. Pour rejoindre les autres, il faut aller vers eux. Il n’y a pas de vie chrétienne féconde sans cette amitié avec Dieu puisée dans l’Ecriture. La Parole de Dieu doit changer nos cœurs et nos modes de vie, et nous amener à tisser une vie chrétienne dans ce diocèse rural ». Pendant ces deux ans, un blog recueillera les impressions et questions des animateurs des deux itinéraires proposés.

Dans la primitive Eglise, membre de la communauté chargé de l’annonce de l’Evangile.

Organe d’expression de la Conférence des évêques de France.

Peuple chrétien confié à un évêque.

Louange, action de grâce rendue à Dieu.

Nouvelle du salut annoncée aux hommes par Jésus.

Alliance d’un homme et d’une femme dans les conditions prévues par la loi.

Célébration qui commémore le sacrifice du Christ.

Rédempteur, Sauveur annoncé dans l’Ancien Testament.

Attitude qui incite à l’indulgence et au pardon.

Vérité de foi inaccessible à la seule raison humaine.





Cristina Kirchner et Michelle Bachelet au Vatican

28 11 2009

La bibliothèque du Palais apostolique a été le théâtre, ce samedi, d’un événement extraordinaire : Cristina Fernández de Kirchner, présidente de l’Argentine et Michelle Bachelet, présidente du Chili, ont été reçues au Vatican, vingt-cinq ans après la signature d’un traité de paix et d’amitié entre les deux pays. Ce traité fut conclu grâce à l’inlassable médiation menée par les conférences épiscopales respectives et l’intervention courageuse de Jean-Paul II. Les tensions, qui avaient surgi en 1978 à propos d’un vieux différend territorial sur le canal de Beagle, avaient failli provoquer une guerre ouverte. Alors que la confrontation armée semblait imminente, Jean-Paul II, infatigable artisan de paix, à peine élu, prit l’initiative d’envoyer un émissaire dans les deux capitales, le cardinal Samoré. Benoît XVI a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur. « Le traité obtenu après cinq ans de tractations intenses, – a-t-il relevé –, est un exemple parlant de la force de l’esprit humain et de la volonté de paix contre la barbarie et le caractère irrationnel de la violence et de la guerre pour résoudre les divergences ». Le Pape a voulu citer cette célèbre phrase de Pie XII : « Rien n’est perdu avec la paix. Tout peut l’être avec la guerre ». Mais la cause de la paix – a-t-il précisé – passe par la lutte contre la pauvreté, la corruption et l’exploitation, par l’éducation pour tous, le renforcement de la démocratie, sans oublier la défense de la vie et la protection de la famille. Les deux présidentes, qui ont voulu cette célébration commune, ont d’abord été reçues séparément par Benoît XVI, puis ensemble, accompagnées de leurs délégations. Le programme prévoyait ensuite une visite au tombeau de Jean-Paul II dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, et une rencontre officielle avec le cardinal Bertone, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège.





Dossier : Les FDLR, des indélogeables ?

27 11 2009

Qui viendra à bout des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ? Il y a quinze ans, des dizaines de militaires et de responsables administratifs hutus rwandais fuyaient leur pays à la fin du génocide, un massacre de Tutsis auquel, souvent, ils avaient pris part. Accueillis à l’époque par les autorités du Zaïre, ces hommes armés et leurs familles se sont réfugiés dans des camps à l’Est du Congo, se montrant, à l’occasion de querelles avec Kigali, de précieux alliés pour Kinshasa. Depuis, un scénario catastrophe : tueries, viols, pillages pour plus de pouvoir et de terrains riches en ressources naturelles au Kivu. L’an dernier, les forces armées de la République démocratique du Congo ont lancé une opération militaire pour tenter de les en déloger. Un mission qui s’est révélée des plus difficiles. Dans un rapport rendu public cette semaine, l’ONU estimait en effet que la neutralisation des FDLR était en échec, car les rebelles hutus disposaient d’un réseau international de soutien. Arthur Kepel est chercheur à Kinshasa pour International crisis group.





Le card. Tauran en Indonésie

27 11 2009

Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, effectue un séjour en Indonésie jusqu’au 2 décembre. Au cours de cette visite, le cardinal Tauran devrait participer à plus d’une douzaine de rencontres religieuses et académiques avec les différentes institutions musulmanes du pays, ainsi qu’à des rencontres avec la communauté catholique. Le cardinal Tauran doit également rencontrer le président indonésien, le ministre des affaires étrangères et celui en charge des affaires religieuses. Thomas Chabolle a joint par téléphone le Cardinal Tauran. Il nous parle de son voyage au cœur du premier pays musulman au monde.





Benoît XVI invite les fidèles du Vietnam à se rappelez le témoignage de leurs martyrs

27 11 2009

Le Pape s’adresse, dans un message publié ce jeudi, aux fidèles du Vietnam à l’occasion des 50 ans de la Conférence épiscopale vietnamienne, mais également des 350 ans du début de l’évangélisation du pays par des et français. Une grande année de jubilé au cours de laquelle les fidèles devront s’inspirer des figures du passé pour affronter l’avenir.Écoutez le compte-rendu de Marie Duhamel.





“La personne vulnérable, trésor d’humanité”, déclaration de Mgr d’Ornellas et de Mgr James

25 11 2009
Quelle est notre attitude à l’égard des personnes les plus vulnérables ? La question se pose devant les deux propositions, du Comité Consultatif National d’Ethique et d’une loi sur l’euthanasie. D’une part, on étendrait la détection aux embryons humains atteints de la trisomie 21 pour ne pas les réimplanter dans le corps de la femme. D’autre part, on ouvrirait la voie à la suppression de personnes désirant ne plus vivre par une « aide active à mourir ». Ces deux propositions semblent s’appuyer sur une vision tronquée de la liberté. Actuellement, la sélection eugéniste et l’euthanasie sont interdites. Ces interdictions manifestent le respect de la dignité humaine intangible.  Les situations de handicap et de vieillesse sont complexes, souvent douloureuses, et ne se résolvent pas par des solutions simplistes. Elles font appel à lacet appel est parfois un cri. Les citoyens l’ont entendu lors des Etats Généraux de la bioéthique en écrivant : « la maladie et le handicap n’altèrent pas l’humanité. » Reconnaître la dignité humaine des plus vulnérables passe par les interdits de l’eugénisme et de l’euthanasie. Il est indigne de l’homme et d’une société d’y consentir. Cela ne suffit pas. La dignité s’exprime aussi et surtout dans la solidarité effective. Quelle est donc notre attitude devant nos frères et sœurs en humanité au début et en fin de leur vie ? Nous pensons à la générosité et au courage des parents accueillant leur enfant trisomique ou handicapé. Ouest-France vient de publier le témoignage de la mère d’un enfant trisomique. Nous pensons aussi à l’engagement d’éducateurs et de bénévoles auprès de personnes handicapées. Avec eux, nous sommes témoins de l’épreuve que celles-ci ont à porter, mais aussi du bonheur auquel chacune arrive par le chemin qui lui est propre. Nous reviennent aussi en mémoire les visages de personnes âgées qui, dans la diminution de leurs forces et parfois dans la maladie et le handicap, construisent jour après jour leur projet de vie. Nous pensons à celles et ceux travaillant à leur côté pour créer les espaces où chacune vivra à son rythme, trouvant ou retrouvant le bonheur de vivre. Nombre de leurs accompagnateurs s’inspirent de sainte Jeanne Jugan. Nous pensons aussi aux équipes médicales engagées dans les soins palliatifs qui sont à promouvoir. Chaque personne vulnérable est un trésor d’humanité, pourvu qu’elle soit accueillie pour elle-même. La vulnérabilité fait peut-être peur. Elle sollicite tant de ressources d’humanité ! Les personnes vulnérables ont besoin de relations emplies de respect, d’écoute, de patience, de temps, etc. Devant l’impuissance ressentie, certains proposent de les supprimer. N’est-ce pas une insulte à leurs parents et aux personnes engagées auprès d’elles ? Si ces suppressions devenaient légales, ne remettraient-elles pas en cause le principe de solidarité qui fait vivre nos communautés humaines ?. Face à ces propositions, comme une insurrection silencieuse et éloquente, se dresse l’action ample, humble et fidèle de ceux et celles qui aiment les personnes handicapées ou âgées, et dont l’amour ne se paye pas de mot. Leur solidarité n’est pas une théorie. Elle exprime le sursaut de la dignité humaine consciente d’elle-même. Elle manifeste l’authentique compassion, ingénieuse pour ouvrir les chemins de vie adaptés à chacun. Elle est une force qui se propose à ceux qui blessent leur propre dignité en blessant l’humanité. Puissent ceux-là écouter cette force amie, si vive en notre société, et l’encourager. Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes. Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes. Evêque placé à la tête d’une province ecclésiastique. Mgr Pierre d’Ornellas et Mgr Jean-Paul James accompagnent l’Arche Internationale et l’Arche en France, Association fondée en 1964 par Jean Vanier pour accueillir des personnes handicapées adultes et répartie dans 135 Communautés à travers le monde dont 26 en France.




« Aider les militaires à concourir à la paix », interview de Mgr Ravel

25 11 2009
Comment appréhendez-vous votre nouvelle fonction et vos nouvelles responsabilités ?
Avec beaucoup de calme mêlé de beaucoup de surprise. J’éprouve deux sentiments mêlés : un sentiment de petitesse devant l’immense tâche qui m’attend, je vais être successeur des apôtres et en même temps, j’ai beaucoup d’enthousiasme.

Connaissez-vous le ministère de la Défense ?

En tant que tel, non. C’est un ministère très complexe, qui comprend presque un quart de civils et toutes ces structures m’échappent. Je connais davantage l’armée que le ministère de la Défense et l’armée par son côté tactique et opérationnel que par les méandres complexes des états-majors. Je vais devoir établir un lien avec les autorités du Ministère de la défense.

Quels sont les axes pastoraux que vous souhaiteriez mettre en place, les thèmes que vous voudriez développer au cours de votre charge ?

Je dois dans un premier temps apprendre ce ministère d’aumônier en milieu militaire et rencontrer les aumôniers, qu’ils soient prêtres, diacres, laïcs, et femmes et leur montrer ma fraternité. Un évêque n’est rien sans ses aumôniers. S’il s’isole, il peut devenir un saint mais pas un pasteur. Cette conviction me vient de la spécificité de ce diocèse, qui est différent des deux diocèses concordataires de l’Alsace-Lorraine. Nous sommes au cœur d’une laïcité ouverte et positive, puisque nous sommes Eglise reconnue comme culte catholique par le ministère de la Défense, intégrée dans sa structure et non pas sous la forme d’un concordat. J’ai la conviction que nous, aumôneries militaires – catholique, protestante, israélite, musulmane – avons à prouver à tous nos concitoyens qu’une laïcité ouverte, positive, avec un apport réciproque entre le monde civil et l’Eglise est possible. Nous avons à recevoir beaucoup de ceux que nous avons à porter vers le Seigneur. Les chefs militaires, qu’ils soient excellents ou médiocres, ont une densité humaine qu’on trouve plus rarement dans le civil. Réciproquement, nous Eglise, au cœur même d’une pâte humaine, avons à prendre ces hommes et ces femmes pour qu’au sein de ce métier très particulier, nous les aidions à concourir au bien suprême de l’Evangile qui est la paix. La chance de ce diocèse est d’être au service d’une armée, elle-même au service d’une nation démocratique. Elle n’a pas de finalité hégémonique, totalitaire ou arbitraire. Elle est là pour assurer la sécurité du territoire et la sécurité et la paix à l’international.

Sur quelles expériences marquantes allez-vous vous appuyer pour accomplir votre charge ?

Deux expériences m’ont construit : l’expérience de Dieu faite lors de mon service militaire, au cours duquel j’ai vécu ma reconversion d’adulte et retrouvé la foi personnelle. Ce fut une rencontre de Dieu dans la prière. Que ce soit sur une montagne ou un champ de bataille, ce peut être une occasion profonde de rencontrer ou faire rencontrer Dieu. Cette mission épiscopale doit être un lieu de conversion pour moi.
C’est aussi l’expérience de la rencontre de personnes. J’essaierai de la vivre au sein du diocèse des armées et de la partager avec d’autres.

Quel message spirituel souhaitez-vous faire passer aux militaires en ces temps de guerre en Afghanistan ?
Ce message que l’aumônier de Coëtquidan avait dit pendant mon service militaire : ‘Jésus n’a pas trouvé de plus belle foi en Israël que celle du centurion’ (cf. Mt 8, 5-13). C’est l’occasion pour les personnes qui ont du mal à se situer vis-à-vis de l’armée ou de la police de se remettre en question en ne confondant pas l’Evangile avec une recherche de la paix béate et inconsciente.





“No justice without life”: un congrès d’étude sur la peine de mort aujourd’hui dans le monde

25 11 2009

“No justice without life” la peine de mort dans le monde est le thème de la rencontre d’étude qui se déroulera à Rome le 25 novembre 2009 de 15 à 17 heures dans la salle Newman de l’Université Pontificale Urbanienne (Via Urbain VIII, 16). L’initiative revient à l’Association des étudiants ‘Omnes Gentes’ de l’Université Pontificale Urbanienne. « La peine de mort aujourd’hui dans le monde : la lutte pour l’abolition pour une nouvelle culture de la vie » sera le thème du rapport du Dr Carlo Santoro, membre du groupe « Non à la peine de mort » de la Communauté Saint Egidio. Puis José Martinez, ancien condamné à mort détenu en Floride, libéré en 2001, présentera “Un témoignage du bras de la mort”.
La Journée internationale « Ville pour la vie- Ville contre la peine de mort » qui aura lieu le 30 novembre, promue par la Communauté saint Egidio en 2002, est aujourd’hui soutenue par les principales associations internationales pour les droits de l’homme, réunies au sein de la World Coalition Against Death Penalty (comprenant Amnesty International, Ensemble Contre la Peine de Mort, International Penal Reform, FIACAT). La date du 30 novembre rappelle l’anniversaire de la première abolition de la peine de mort par le règlement d’un état européen, de la part du Grand duché de Toscane, en 1786. L’approbation, ces deux dernières années, de deux résolutions pour un Moratoire universel de la peine capitale à l’Assemblée générale des Nations Unies, confirment un sentiment changé du monde pour un nouveau seuil, plus élevé, de respect des droits de l’homme.
Selon le rapport d’Amnesty International, “Condamnations à mort et exécutions en 2008”, entre janvier et décembre de l’année dernière, au moins 2390 personnes ont été mises à mort dans 25 pays, 8864 condamnations à la peine capitale ont été émises dans 52 pays. L’association étudiante Omnes Gentes (OG) est l’organisme qui représente tous les étudiants de l’Université Pontificale Urbanienne. A cette fin, l’OG organise pendant l’année diverses initiatives pour la confrontation et l’enrichissement des étudiants, grâce aussi à la grande variété de traditions et de cultures présente à l’Université.